Blogue de Livres Canada Books
De l’importance des métadonnées exactes et précises
Samantha Francis | 07/13/2010 | Numérisation, | Export, | Droits
Les droits territoriaux sont précieux. Vous voulez exercer ces droits et vous voulez les protéger. Bien qu’en ligne, la distinction entre un territoire et un autre puisse sembler assez floue, il n’en est rien. Ou du moins, les éditeurs peuvent faire en sorte que la distinction soit claire en veillant à inscrire correctement l’information sur les droits dans leurs fichiers ONIX.
Comme nous l’apprenait récemment Michael Tamblyn, l’information incorrecte sur les droits dans le fichier ONIX d’un titre peut coûter cher à l’éditeur. Meghan MacDonald de BookNet Canada rapporte que dans le cas de Kobo, des métadonnées inadéquates peuvent entraîner de longs délais et la perte de ventes sur une période pouvant aller jusqu’à dix jours. Pire encore, il se peut qu’en raison de métadonnées incorrectes ou manquantes, un livre ne soit pas vendu sur un territoire pour lequel vous détenez les droits. Pouvez-vous vous permettre de perdre des ventes ? En prenant le temps d’inclure jusqu’à cinq éléments de données dans votre fichier ONIX, vous pouvez éviter des embêtements et la perte de revenus – et protéger vos droits territoriaux. Au niveau le plus élémentaire, tout ce qu’il faut faire, c’est fournir deux types d’information : choisir un code pour indiquer le type de droits dont vous êtes titulaire, puis identifier les pays ou les territoires auxquels s’appliquent ces droits. Si vous voulez être plus spécifique, vous pouvez aussi indiquer les pays ou les territoires exclus. L’information est communiquée par l’intermédiaire du composite « Sales Rights » de votre fichier ONIX. N’oubliez pas que les renseignements sur les droits territoriaux que vous joignez au numéro international normalisé du livre (ISBN) dans votre fichier ONIX ne peuvent préciser que le ou les territoires sur lesquels vous pouvez légalement vendre un livre; ils ne devraient pas indiquer les droits à vendre.
Afin de tirer pleinement parti des droits que vous détenez pour un titre, veillez à ce que votre fichier ONIX soit complet. Comme les ventes de livres électroniques ne cessent d’augmenter, il est crucial que les données de votre fichier ONIX soient exactes.
Les détails :
Pour indiquer le type de droits détenus :
Inclure le composite « Sales Rights » dans votre fichier ONIX.
Dans le composite « Sales Rights », inscrire le code approprié sous « PR.21.1 Sales Rights Type Code ».
Ce code peut être soit 01 (exclusive rights), 02 (non-exclusive rights), ou 03 (not for sale) pour les pays ou territoires nommés.
Pour identifier le pays ou le territoire auquel s’appliquent les droits :
Si la région géographique en question est un pays, inscrire les données nécessaires sous « PR 21.1. Rights Country ». Vous trouverez les codes de pays dans la liste « ONIX Code List 91 ». Le code se compose toujours de deux lettres majuscules. Par exemple, CA correspond au Canada.
Si la région géographique n’est pas un pays, vous pouvez vous servir de l’élément « PR.21.3 Rights Territory ». Vous trouverez les codes de territoires dans la liste « ONIX Code List 49 ». Ces codes se composent toujours de lettres majuscules mais le nombre de lettres peut varier, par exemple, CA-NS renvoie à la Nouvelle-Écosse et WORLD aux droits mondiaux.
Pour identifier les pays ou territoires exclus :
Inclure le composite « Not For Sale » dans votre fichier ONIX.
Ce composite vous permet d’identifier les pays ou territoires pour lesquels vous ne détenez pas les droits car il pourrait être plus simple d’indiquer les exclusions que d’énumérer une longue liste de pays ou territoires. Il utilise les éléments « Rights Country » et « Rights Territory » de la même façon que dans l’exemple précédent. Par exemple, en choisissant le composite « Not For Sale », vous pouvez déclarer que vous détenez les droits mondiaux, excluant l’Australie, plutôt que d’énumérer tous les pays pour lesquels vous détenez les droits.
Récapitulons :
Exemple :
Si je veux indiquer que je détiens les droits exclusifs de vendre le titre X n’importe où dans le monde excepté en Australie, voici à quoi ressemblerait mon fichier ONIX :
<SalesRights>
<SalesRightsType>01</SalesRightsType>
<RightsTerritory>WORLD</RightsTerritory>
<NotForSale>
<RightsCountry>AU</RightsCountry>
</NotForSale>
</SalesRights>
Lien menant au billet de Meghan MacDonald traitant des ventes perdues à cause de métadonnées imprécises ou erronées : http://www.booknetcanada.ca/index.php?option=com_wordpress&p=1667&Itemid=319
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BookCamp Halifax
Nic Boshart | 06/15/2010 | Numérisation
Dans une conversation téléphonique, quelques jours avant mon départ pour la côte est, j’ai mentionné à une connaissance que j’allais animer deux séances au BookCamp Halifax. Cette personne m’a félicité et m’a dit que je passerais pour un expert là-bas, ce qui voulait peut-être dire que :
a) je ne faisais pas figure d’expert à Toronto; et
b) l’édition numérique n’est pas très connue à Halifax.
Je suis d’accord avec le premier point; – je me considère comme un généraliste averti. Par contre, Halifax m’a tout appris.
Je ne vais pas reprendre chaque présentation, mot à mot, surtout que j’ai raté ce qui était (m’a-t-on dit) le meilleur exposé sur les bibliothèques parce que j’ai assisté à l’atelier d’ONIX comme je le fais CHAQUE FOIS; j’ai même presque tout raté de cette présentation parce que je tentais frénétiquement de joindre les gens à Toronto pour leur demander de fermer mon ordinateur de travail qui avait déclenché une boucle infinie de réponses automatiques. Mais je peux vous résumer très succinctement cet atelier : il faut avoir ONIX. Allez sur le site de BookNet et lisez tout à ce sujet. Si vous ne me croyez pas, lisez l’article de Mike Shatzkin.
Si vous ne me croyez toujours pas, allez travailler dans un lave-auto ou joignez-vous à une ligue de lutte amateure parce que vous n’avez absolument rien compris.
Alors! Ma première présentation, You Can’t Always Get What You Want: Authors, the Internet, and Self-Publishing From a Publisher’s Perspective, a été le point fort de ma journée. Mon partenaire d’édition, Robbie MacGregor, m’a rejoint sur l’estrade.
Depuis très longtemps, j’ai de grosses réserves au sujet de l’autoédition. Surtout à cause de ce que je considère comme un manque d’introspection chez les auteurs qui choisissent cette formule et de leur attitude face à l’édition qui serait une sorte de jeu et non une profession ou un regroupement de personnes attentives et dévouées, qui travaillent pour très peu d’argent et qui s’efforcent de faire les meilleurs livres possibles. Ces auteurs se sentent blessés lorsqu’ils essuient un refus et croient fermement que si leur manuscrit était publié, le monde découvrirait le prochain Cormac McCarthy ou une nouvelle Margaret Atwood.
Cela m’exaspérait, et c’est peu dire.
En tous les cas, c’est ainsi que je voyais les choses. Eh bien, j’avais tort. L’autoédition, qui à l’origine visait surtout à flatter la vanité des auteurs, s’est beaucoup transformée. Manifestement, cette formule se développe, même si, manifestement, elle n’est pas très passionnante.
Malheureusement, BookCamp était présenté le même jour que l’assemblée générale annuelle de la Writer’s Federation. Comme les écrivains n’étaient pas nombreux dans l’auditoire, nous avons concentré sur ce que sera, à notre avis, le rôle de l’éditeur dans l’avenir et sur la place de la maison d’édition traditionnelle dans ce nouveau monde de l’édition facile. Lulu, Smashwords, Espresso machines – terrible et troublant pour les éditeurs puisque ces nouveaux acteurs prennent en charge au moins un tiers de ce que nous faisons, soit, créer et diffuser un livre. Les auteurs héritent d’un autre tiers du travail, le marketing, par le biais des réseaux sociaux en ligne; ils doivent en outre s’occuper de leur calendrier d’entrevues, tout cela dans l’indifférence générale de l’éditeur. Je parle ici des grandes maisons. Indies dorlote ses auteurs.*
Et le dernier tiers? Le travail éditorial. Encore une fois, tend à disparaître. Très souvent, les grandes maisons ne veulent pas consacrer les ressources nécessaires pour faire un travail sérieux de révision.* Et nombre d’auteurs pensent que leur livre n’a pas besoin d’être relu, révisé et corrigé ou ont demandé à un ami pas expert du tout ou à un membre de leur famille de « regarder le texte » pour eux. C’est absurde! Le métier d’éditeur est très exigeant et demande des compétences précises. Je sais que votre sœur a très bien réussi en sociologie à l’Université Western mais cela ne signifie pas qu’elle ait mémorisé le plus récent guide stylistique.
De plus, votre beau-père fait de l’aquarelle vraiment pitoyable – il n’a rien d’un concepteur de livres. Ni vous non plus. Si vous avez une maquette, mettez-la devant l’écran. Vous voyez? C’est terrible. Ciel – qu’est-il arrivé aux marges? La photo du devant est floue. Cette police, c’est Comic sans?
Ce que nous avons fait pour Invisible, c’est de créer un réseau informel d’experts. Une maison d’édition entièrement en ligne, qui partage les revenus entre les concepteurs, les réviseurs, les éditeurs, etc. Peut-être bien que l’entreprise est communautaire; peut-être que nous lisons tous les billets de blogues et le baratin publicitaire, puis nous décidons sur quels livres nous voulons travailler. Nous formons des groupes intéressés à faire et à vendre un roman de science fiction époustouflant, l’un de nous l’écrit, un autre le révise, un autre encore se tient sur la place publique et crie « HÉ TORONTO, IL FAUT LIRE CE LIVRE ».
Alors, avons-nous tout simplement refait le Cursor de Richard Nash? Oui. Nous avons en quelque sorte repris son projet. Mille excuses Richard!
Dans l’idéal, cette méthode de travail élimine les mauvais livres. Je comprends maintenant que ce que j’ai contre l’autoédition et la raison pour laquelle j’évite de lire les livres autoédités, c’est que très souvent les auteurs qui se publient eux-mêmes ne font pas leur travail. Les écrivains écrivent. Ils doivent laisser l’éditeur s’arranger avec les mots, les concepteurs faire en sorte que le livre soit bien présenté et les responsables du marketing lancer le produit. Vous ne pouvez pas publier un bon livre par vous-même uniquement.
« Et Terry Fallis », me direz-vous! « Et William P. Young! The Joy of Cooking! »
Vous et eux, c’est différent. De plus, imaginez qu’ils aient accès à un réseau collectif de personnes compétentes qui pourraient les aider maintenant? Les amis de William Young ont en fait fondé une maison d’édition pour le publier et ils ont fait du bon travail. Les quatre premiers manuscrits de Stephen King ont été refusés; pouvez-vous imaginez le collectif King? Un réseau mondial d’auteurs, de concepteurs et d’éditeurs de romans d’horreur?
Plus précisément, où sont les auteurs autoédités dont les livres se i vendent mais ne sont pas nécessairement de gros succès? Ah oui, il n’y en a pas… seulement des auteurs à succès qui percent soudainement – parce pas assez de gens ont le soutien nécessaire. Puis vint Internet…
Je n’ai pas l’intention d’ « aller à la pêche » sur le site de Smashwords, bien que l’idée soit alléchante. Je vais surveiller Cursor de près et peut-être que la prochaine fois que Litté McAuteur m’appelle, je ne serai pas aussi brusque. À moins qu’il ne me provoque… ce qui n’est pas bien.
* Je pense que beaucoup de gens sont portés à mettre tous les éditeurs dans le même panier. Indies est très différent des grandes maisons et il faut toujours faire la distinction. Indies ne vous donnera pas une grosse avance, mais l’éditeur vous donnera certainement beaucoup d’amour et d’attention.
Digital Book 2010 à Book Expo America
Tricia McCraney | 06/07/2010 | Numérisation
Le 26 mai, j’ai assisté à « Digital Book 2010 », une série de conférences présentées tout au long de la journée par l’International Digital Publishing Forum (IDPF) à BookExpo America. L’auditoire comptait de nombreux canadiens ainsi que plusieurs centaines de participants venus de plus d’une douzaine de pays.
Les conférences ont surtout porté sur le format ePub, la norme pour les livres numériques reformatables qui est gérée par l’IDPF. Les travaux d’amélioration de la norme ePub continuent d’avancer, notamment le lancement de la version 2.01 et la création d’un groupe de travail pour la mise au point de la version 2.1. Liza Daly de Threepress Consulting, qui est également membre du conseil d’administration de l’IDPF, a donné un aperçu très intéressant des nouvelles capacités du format ePub dans le domaine de l’interactivité, y compris l’animation, la vidéo et la géolocalisation. Enfin, le nouveau logo ePub a été dévoilé.
Repensez la façon dont les gens apprennent. Numérisez vos titres.
Rehaussez. Améliorez.
- Peter Balis, directeur des ventes, Service du contenu numérique, John Wiley & Sons
Plusieurs nouveaux modèles d’affaires ont été discutés par les éditeurs, les distributeurs et les fournisseurs de contenu, notamment Harlequin, John Wiley & Sons, Ingram Content Group et Overdrive. Le nouveau schéma d’établissement du prix des livres numériques et de partage des revenus (« agency model ») a énormément retenu l’attention et a fait ressortir un aspect surprenant, soit les questions liées aux taux d’imposition et au commerce électronique, ce qui exige des éditeurs qu’ils deviennent pratiquement des spécialistes des lois fiscales. Les panélistes ont également abordé la question de la nouvelle relation entre l’auteur et le lecteur et ont discuté de la façon de promouvoir les livres électroniques et de les vendre au public.
Concentrez sur le lecteur. Améliorez l’expérience numérique.
- Theresa Hormer, directrice des ventes, Service du contenu numérique, BarnesandNoble.com
Pour ceux et celles d’entre nous qui s’intéressent aux questions d’exportation, les droits numériques ne manquent jamais d’attirer notre attention et la table ronde sur la gestion des droits numériques ne nous a pas déçus. Ronald Schild a parlé de Libreka! – une plateforme de livre électronique mise en point conjointement par les éditeurs et les libraires allemands – et de son succès dans la lutte contre la piraterie numérique grâce à la gestion collective des droits numériques.
Digital Book 2010 a remporté un vif succès. Nous félicitons Michael Smith et l’IDPF pour cette conférence et nous espérons que vous y serez en 2011.
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