Le point sur l’exportation du livre canadien
La renommée internationale dont jouissent les éditeurs canadiens et leur titres ainsi que l’extraordinaire augmentation des ventes à l’étranger sont probablement les plus méconnus des succès que connaît le Canada au chapitre de l’exportation.
La liste d’auteurs et d’éditeurs canadiens qui ont reçu des prix prestigieux, tels le Booker, Pulitzer, Médicis, Goncourt et les prix Oranges, ne cessent de s’allonger chaque année. Grâce aux ventes de droits à l’international, les titres canadiens sont bien connus en Allemagne, en Italie, en France, au Royaume-Uni, etc. La vente de livres finis de fiction et de non-fiction, destinés à la clientèle adulte ou jeunesse, contribue également au succès que connaît le Canada sur la scène internationale.
Les réalisations de l’industrie canadienne du livre en matière d’exportation se reflètent également dans les statistiques, celles-ci indiquant une importante augmentation de la vente de droits et de livres finis.
Selon les plus récentes données de Statistique Canada, les ventes à l’exportation des maisons d’édition détenues et contrôlées par des Canadiens ont augmenté de 74 % entre 1992-93 et 1998-99 (exception faite des ventes de droits).
Ciblant le groupe des bénéficiaires permanents de l’AELC entre 1993 et 2000, l’Association obtient des résultats encore plus impressionnants. Les ventes totales à l’exportation de ce groupe d’éditeurs ont augmenté de 231 % entre 1993 et 2000, avec une hausse de 221 % dans le domaine de la vente de livres finis et de 381 % dans la vente de droits.
Toujours entre 1993 et 2000, le même groupe d’éditeurs canadiens a connu une augmentation de 767 % en Allemagne, 545 % en France, 368 % aux États-Unis et 26 % au Royaume-Uni au chapitre de la vente de droits.
Pour la même période, les ventes de livres finis de ces éditeurs ont augmenté de 331 % aux États-Unis, de 214 % au Royaume-Uni, de 73 % en Belgique et de 18 % en France !
Le produit des ventes à l’étranger des éditeurs canadiens découle de la participation aux foires internationales du livre et aux conférences ainsi que du soutien et du financement d’activités de promotion et de recherche et développement. Bien que les principaux marchés d’exportation demeurent ceux de langue anglaise et française (États-Unis, Australie et Europe) à cause de la proximité, de la culture et de la langue, d’autres territoires sont en émergence : l’Amérique latine, l’Asie, les pays en voie de développement et l’Europe de l’Est.
Les nouvelles maisons d’édition et les maisons bien établies qui distribuent leurs ouvrages à l’étranger font du marché de l’exportation leur principal vecteur de croissance. Elles continuent de consolider leurs assises au pays comme à l’étranger en participant à la diffusion des récits et contenus canadiens partout dans le monde.


